jeudi 30 août 2012

Départ pour Cork J-9

Voilà le départ approche. Dans 9 jours très exactement, je suis dans ma chambre d'hôtel à Cork ou plutôt dans un bar avec mes nouveaux camarades erasmus. En attendant, pleins de choses à régler: mes projets chez Nestlé, mon rapport de stage, voir les gens que je ne vais pas voir pendant 4 mois!! Et puis tous les trucs administratifs.Est-ce que je prend un logement avant d'arriver ou est-ce que j'improvise sur place?
Sophie me conseille d'attendre et de voir sur place. En plus c'est difficile de s'engager sans voir et sans savoir avec qui je vais vivre. *Mieux vaut attendre.

samedi 25 août 2012

le GR 20, un chemin à couper le souffle

le GR 20, je voulais le faire, j'ai attendu, j'ai pris le temps, je me suis lancé et je l'ai fait!!!
Beaucoup de mental pour aller jusqu'au bout, des moments où on se sent frôler ses propres limites. C'est défrisant, les paysages sont sombtueux! Beau défi réalisé!


Le premier jour, nous sommes allées à Calinzana. Après un passage à Calvi, qu'on a pu admirer du haut de la citadelle, et où nous avons fait notre premier plongeon plutôt très sympathique. On a même eu le temps de goûter la fameuse PIETRA, bière corse à la châteigne (le goût est difficile à déceler).


Le soir même, nous nous rendons au Gîte d'étape number one pour une première nuit à la belle près des fourmis, qui ont dévoreront certains randonneurs pendant la nuit. C'est un peu comme le départ d'une grande colo, chaque jouur une 40aine de personnes démarrent l'aventure ensemble.
Pour le premier dîner, un polenta bien, voir trop dosée, mais un point positif ça allège nos sacs, qui sont plutôt lourd: 18kg pour moi 16 pour So. Espérons que ça s'allège vite.
Le lendemain, premier réveil très tôt avant même que le soleil se lève vers 5h30. Je recroise l'allemande au moment du brossage de dents. Je trouve ça décidement très courageux de mener cette aventure seule. Nous prenons notre première ration de petit-déjeuner, qui s'avère délicieuse (plus que lors du test en France) et ... copieuse. Lait écrémé en poudre, nesquick et muesli.
et C'est parti!!
La première marche est longue. On voit Calvi et la belle citadelle s'éloigner de nous. Je perd mes lunettes de soleil et cour en arrière pour les rechercher. Sans le sac, je me sens voler, ça fait toute la différence, j'avance tout seul.
De beaux paysages et 5h plus tard on aperçoit une petite maison sur le versant d'en face. Ca a l'air térriblement loin, je ne peux pas croire que ce soit le refuge. En plus j'ai plus d'eau, j'ai soif.
On rencontre Andrea, un italien de XX ans (:-)), moniteur de ski, qui parle très bien français avec un petit accent, qu'on tous les tchatcheur italien.
Une fois arrivée, une heure plus tard, la bouche asséchée, ma première idée est de courir vers la source pour m'abreuver.

Nous nous installons et faisons connaissance avec les autres randonneurs lors d'une séance de poker et le dîner.
Nous cherchons un acquéreur pour notre riz, il faut absolument qu'on allège rapidement nos sacs.
Le soir nous allons admirer un splendide coucher de soleil, et malheur!! Loic, un des randonneurs vient nous prévenir que le chevall du refuge est en train de s'attaquer à nos provisions (après s'être déjà attaqué à 4 ou 5 autres groupes de randonneurs, ce qui m'avait, ma foi, fait un peu rire). Andréa, notre voisin de Gêne, super warrior, a sauvé notre sac de petit déj, qui se retrouve plein de bave.
le lenDemain 6h30. La jounée est dure, très dure. C'est tout ce dont je me souviens. Surtout la fin avec une impitoyable descente de 600mètres de dénivellé. Nos genous jouent le rôle d'amortisseurs.
Conseil: ne jamais écouter les randonneurs dans l'autre sens, qui disent qu'il ne reste plus qu'une heure! et vider toute l'eau à boire. C'est une grave erreur.
Je mets du temps à descendre, je prend mon temps, tandis que d'autres se croient sur une piste de ski et surfent la caillasse, somme il surfe sur la poudreuse, au péril de leur vie! Mais il faut y aller. Même chose que la veille, plus d'eau pendant la dernière demi-heure. Je suis assoiffée, la bouche pâteuse et me précipite vers le robinet dès le campement en vue.
So et moi sommes assez différentes au niveau marche, moi endurante et rapide en terrain plat et monté, So rapide et agile dans les descente perilleuse.
Le lieu de gîte est très sympa. Nous descendons à un point d'eau, déjà investi par de nombreux campeurs. C'est un peu la plage. Un point d'eau stagnante nous y attend et nous ravit malgrès sa couleur douteuse.
Séance bronzage et papottage pendant une bonne partie de l'aprem et retour au campement pour le plantage de tente , la douche bien froide et le dîner. Nous discutons avec un couple, qui décide d'abandonner. Nous, nous irons jus qu'au bout!!
Le lendemain, c'est reparti avec une belle montée sur des plaques rocheuses. Je mène en mode warrior pendant un bon moment, mais la montée est quelque interminable et s'apparente plutôt à une séance d'escalade.
La ration quotidienne est notre petite récompense de chaque pause: une banane séchée, 5 abricots, 5 dattes, 5 carreaux de Chocolat Nestlé dessert, 6 amandes, et une barre muesli, plutôt très savoureuse. Au terme de cette montée, nouveau décor spectaculaire.
Nous marchons et au terme d'une grande descente, nous arrivons à Ascu dans le temps exacte précisé dans le topoguide. Miracle, nous pouvons recharger nos portables.
C'est parti pour une partie de baignade dans de grandes vasques et un peu de bronzage anti-bronzage randonneur. Une eau froide, mais excellente. Au final quand on a réussi à rentrer, on est très content.
Le soir même, il annonce des orages pour le lendemain. c'est vraiment pas le jour. On fait le Cirque de la Solitude, qui présente des parois rocheuses verticales et glissantes par temps de pluie. Espérons que le bulletin météo change.

Voilà que s'achève notre séjour. Je reprend le récit:
Le cirque de la Solitude s'est très bien passé, malgrè quelques petites gouttelettes. La partie escalade sur la paroi verticale m'a fait réaliser que j'aime beaucoup l'escalade et que ce serait cool que j'en fasse en Irlande. Des échelles, des montées à n'en plus finir, pour ma part, je crois avoir atteint mes limites.
Un des jeunes de Gap a manqué de se faire écrabouillé par un pierre et a crié "Pierre", qui a résonné dans toute la vallée. Enfin, nous avons fini sous un temps grisonnant (pour la première fois) en descendant dans la vallée.
Après quelques négo, nous prenons la décision de continuer plus loin pour atteindre une bergerie fort sympathique et bien animée. Bonne surprise: 4€ par personne et douche chaude au programme... mais .. .. la pluie continue de tomber. Le soir même, nous dînons avec F et J. Nos pâtes sont délicieuses, d'autant plus qu'on les savoure avec un  verre de vin Corse.
L'étape du lendemain est très agréable. Passade dans des forêts de pin, magnifiques paysages, sources, avant d'entamer une nouvelle partie d'escalade. Le vent au sommet est impressionnant et Julia en perd son bas de pantalon.
Nous savourons notre petit encas, meilleur de jour en jour. Les dattes sont délicieuses et le chocolat fond lentement en bouche.
Nous décidons de couper en prenant le vieux GR, c'est plus joli, plus rapide et ça monte pas. Nous atteignons des vasques d'eau et nous nous arrêtons pour 2h. Baignade glaciale revigorante et bronzage sous un soleil bouillant sur pierre chaude au programme.
2h plus tard, arrivée à Castel de Vergio. A cours de liquides, et oui car sur le GR, les refuges ne prennent pas la carte bleue. Je trouve une manip: un chèque contre du liquide nous sauvera pour les 10 jours à Venir.
Je m'offre un magnum, qui me semble immensement plus délicieux que tous ceux que j'ai pu manger auparavant.
Le lendemain, nous montons au Col Saint Pierre, en haut duquel on voit la mer et où on peut téléphoner avec un réseau max. On passe devant le lac Nino, sublime! Pourquoi ne m'y suis-je uniquement trempé les pieds. Après une longue marche en plein cagnard, nous atteignons une bergerie et le refuge est en vue. Nous nous arrêtons pour savourer notre super barre muesli Nestlé. Les propriétaires de la Bergerie nous invite à déguster un apéritif à base de pamplemousse. La vue du plat de Frites maison, qu'ils entament, nous fait fuir. Trot tentant!
Le lieu de campement nous permet une beignade bien glacée. :-)
Etape très longue et très dure dès le lendemain, mais surtout très belle.
Longue montée intense et très dure avant d'atteindre une brèche de laquelle on aperçoit deux magnifiques lacs d'altitude: le Capitello et le Melo. 140m de profondeur, rien que ça!! L'eau ne devait pas être très chaude, mais je n'aurais pas refusé un petit plongeon s'il n'y avait pas eu besoin de descendre 300m de dénivellé pour l'atteindre.
Nous enchainons par la 2ème étape de 4h sur les crêtes, qui nous permet de comprendre qu'on est bel et bien sur une île, on voit la mer à l'est et à l'ouest. Vue à couper le souffle.
Mais après ces 11h de marche, nous sommes exténuées, les genous ont bien pris sur la fin.
Pour le moment, on touche du bois: pas d'ampoule, pas de chevilles foulées, pas de gros mal de dos. Nickel!
Le lendemain, nous nous octroyons notre première grasse mâtinée jusqu'à ... 6h30. :-)
C'est parti pour Vizzavone et sa cascade des Anglais. Nous nous arrêtons dans un torrent profond, l'eau est transparente et toujours glaciale. En gros, on met 10 minutes pour y plonger et on met 10 secondes pour en ressortir.  :-) Mais bon, ça rafraichit.
Vizzavone est étonnament petit:une place, un hotel, 2 restaurants, un camping au responsable malhonnête et une épicerie,où nous nous ravitaillons pour les 5 derniers jours: 3 paquets de pâtes, 1 paquet de muesli et je succombe pour une orange.
Mon récit s'arrête là, bien que nous ayons continuer le GR20. Le GR 20 Nord est le plus beau, le plus magnifique, le plus mythique!
La partie sud, quoique belle, est assez ennuyante. Mais en fait, c'est surtout que le temps était plus aléatoire et nuageux qu'au Sud.

Bilan: très belle aventure, qui demande un mental d'acier! Le vertige est éliminatoire.